4e jour à Dacca, l’audace paye.

Crevé par la journée d’ hier je ne me lève qu’à 10h. Je souhaite me libérer la journée pour faire le point, noter les contacts et rédiger un peu et contrôler sije n’ai pas eu de réponse aux mails que j’ai envoyés.Pas de réponse dans la matinée.

Avec Milan, on va à la poste. je retiens le lieu pour y retourner seul éventuellement à pied.L’ après midi, plus de net à l’hôtel… Je prends la décision de me rendre à l’ ambassade pour avoir le rendez vous, j’en profiterai pour voir Handicap International et Action Contre la Faim.

Je demande à l’hôtel de m’ appeler un baby taxi, on arrange un prix classique pour ce déplacement et je pars.Arrivée à l’ ambassade, ??? (anonyme) accepte de me voir pour arranger un entretien, je parle un peu de mon sujet et on est d’accord que je dois collecter des informations sur les inondations, plus importantes que les cyclones en tout termes, pour un autre mémoire, l’année prochaine. Le rendez vous est fixé à demain 10H.

Ensuite, direction Handicap International qui est situé à 3 rues à peine de l’ ambassade. J’ y vais à pied bien que de nombreux rickshaws se proposent pour m’ y amener. Là bas je rencontre Aurélie Meaude, coordinatrice administratif d’ Handicap International, qui est toujours en poste au QG de Dacca. On parle de mon sujet, très intéressée (demande une copie de mon mémoire quand il sera fini) elle me fourni de nombreux contacts pour aller sur le terrain, rencontrer leur personnel… Je rencontrerai également dimanche (équivalent à lundi ici) M. Leemon, responsable technique pour tout ce qui touche les inondations. En outre, on parle de HI au Bangladesh d’un point de vue Général et financier. Il y a deux programmes contre les inondations (soutien et réhabilitation) (celui sur les inondations de l’été dernier fini à la fin du mois) qui sont à Sirajganj et Rajbari (ce dernier à confirmer) le premier est soutenu par le programme européen ECHO le second par le gouvernement français, la chaîne du bonheur suisse et d’autres organismes donateurs. Le programme pour le cyclone est particulier : n’ayant plus de fonds, car consacrés au inondations, HI a fait appel à une équipe au siège de l’entreprise en France. Aussi à titre de comparaison, le programme pour le cyclone a bénéficier de 500 000 euros (sur 1millions promis) alors que les programmes sur les inondations 100 000 seulement alors que les inondations ont provoqués plus de morts, plus de dégâts et plus de mouvements de population, mais beaucoup moins médiatisé. L’équipe d’ expatriés français est à Mathbaria, dans le district de Pirojpur.Direction maintenant Action contre la Faim qui est tout près. Je suis reçu par Samir Maleh, représentant pour le Bangladesh qui avait répondu un peu plus tôt à mon mail mais que je n’ai pas lu du fait de la panne à mon hôtel. Malgré le peu de temps qu’il avait à sa disposition il m’accorde un entretien, la personne étant anglophone il se déroule en anglais. Il durera entre 30 et 4O minutes. J’ admet ne pas l’ avoir bien préparé car je venais juste pour convenir d’un entretien. Toutefois, je pense avoir récupéré de nombreuses informations que je transmettrais sur le blog soit demain matin ou au plus tard à mon retour. Il est tapé et stocké dans le laptop. Là encore, il m’ indique qu’il va contacter son équipe à Barguna, district de Barguna, pour que je puisse les rencontrer. Il vérifiera également quand part le prochain ravitaillement pour voir si je peux partir avec ce dernier. Je dois juste lui donner mes dates, je préfère contacter l’équipe d’ HI avant pour éviter qu’il y ait une superposition des dates ou un grand écart : les deux villes étant proches, je pourrais les visiter toutes les deux à la suite et éventuellement faire un détour dans les Sundarbans. fin de l’ entretien vers 6h30. M. Maleh aussi souhaite avoir le mémoire ensuite.

je cherche ensuite un moyen de rentrer, il fait nuit depuis au moins 30 minutes, j’ essaye de faire comprendre à plusieurs rickshaw où je veux aller mais il veulent profiter du fait que je sois étranger pour s’arrondir les poches (genre se faire 100% de plus sur une course, ok ce n’est qu’un euro mais… La plupart toutefois ne veulent pas me ramener à Uttara cependant je pense que c’est aussi un problème d’ analphabétisme : la plupart on à peine regardé le papier écrit en bangla et on dit non. Finalement, je demande de l’aide à l’ ambassade d’ Allemagne, j’ étais à côté, les gardes, bangladeshis, n’ arrivent pas à expliquer ce que je veux. Finalement, je demande à des bangladeshis dans la rue qui m’ aide à trouver un taxi au lieu d’un CNG (qui ne veut pas me prendre). le taxi est tous aussi bien en terme de prix, à peine plus sécurisant : une carrosserie mais pas de ceinture et va plus vite. Le chauffeur chante une chanson traditionnelle, il arrive vite à l’hôtel pour le remercier je paye la course auquel je rajoute un pourboire d’un dollar (1/3 de la course à peu près)donc aujourd’hui-Entretien avec l’ ambassade obtenu

-Contact avec Handicap International, qui m’a ouvert plusieurs portes pour la suite du séjour.

-entretien avec ACF et possibilité de les voir en actions sur place.

A essayer de faire pour demain : rencontrer dans l’ après midi les deux contacts de Milan : Un professeur de l’Université de Dacca et un membre du Food and Disaster Ministry.Voir ce que je peux faire vendredi, samedi

Ce soir c’est le First Full Moon Day, qui célèbre le premier jour du printemps. J’ essaierais de m’ y rendre et de prendre des photos.Conclusion : l’ audace paie et comme dans ce pays où sans téléphone portable les communications ne sont pas sures, on gagne du temps et on est plus efficace.

Publié dans: on 13 février , 2008 at 3:58 Laisser un commentaire

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