10e jour à Dacca – Une désillusion néfaste pour le mémoire?

Je dois particulièrement admettre que l’ambiance dans la colloc est agréable et que tout se passe bien. Un peu dessiné hier soir, ça m’a détendu…

Journée à travailler toujours au même endroit qu’hier, il a fait très très lourd ce qui signifiait orage et grosse pluie… Enfin c’est une question de point de vue :d ici ce fut une pitite tempête, malgré j’ai particulièrement apprécié cette pluie!

Sinon, la désillusion… Je suis sensé un minimum reccueillir le point de vue du gouvernement pour mon mémoire, donc de rencontrer des responsables de l’administration locale sur les districts cotiers. Or le DC sont particulièrement dur à joindre, pour ACF par exemple il leur faut compter une a deux semaines pour obtenir un rendez vous avec l’un deux. Alors imaginez un étudiant, indépendant de surcroit et qui ne reste plus qu’une dizaine de jour ici… Vous me direz “et ses subordonnés alors?” second drame : mis à part le DC, et encore, aucun ne parle anglais! donc obligation de prendre un traducteur, à Dacca car il y en a pas la bas, lui payer le voyage, les journées de location etc… bref impossible pour les finances d’un étudiant et je ne taxerai pas celui des ONG car ils en ont plus besoin que moi pour répondre à l’urgence… Je risque donc de voir l’action du gouvernement qu’à travers les représentations des ONG…

Autrement premiers retours à une nourriture occidentale. Crèpes pour l’anniversaire, un KFC à midi… J’aurais jamais pu croire que je trouverai si bon un hamburger et des frites fait dans un fast food!!! Mais je me nourris toujours principalement de riz…

Autre bonne nouvelle, Aline responsable de l’ONG française Solidarité accepte que je vienne les voir à Mathbaria pour les rencontrer (j’ai jusqu’au 26 pour y aller sinon l’entretien se fera à Dacca) la seule question: Comment fais je faire pour y aller???? ce n’est même pas dans le Lonely planet!

Publié dans: on 20 février , 2008 at 4:07 Laisser un commentaire

9e jour à Dacca-première journée complète dans le quartier des ambassades

Et bin je dois dire que la vie ici est bien différente. Plus chère, plus bruyante, plus de mendiants…Une véritable enclave avec des bâtiments plus grands et beaux…complétement différent!

Passé une grosse partie de la journée à travailler dans les locaux d’ACF. Vers 4h je suis parti pour mon entretiens avec le conseiller technique d’Handicap International sur les inondations dans le Nord du pays. Il s’est bien passé même si je suis passé à coté de certaines choses à cause de problème de langue, compréhension entre nous. Toutefois, je pense avoir saisi la majorité des informations et à la fin il m’a passé beaucoup de publication sur le bangladesh dans les deux langues (anglais, Bengali)

A ce propos, j’utilise le terme Bangladeshi mais il est en fait le terme anglais, en français c’est bangladais (que je trouve moche) pareil pour le nom de la langue en français c’est le bengali et en anglais le Bangla.

Sinon, hier soir ce fut la soirée d’anniversaire d’une des colloc’ de Magali, Jess. très bonne ambiance avec beaucoup d’expat’ internationaux (allemand, australien,…). J’admet que j’ai eu un peu de mal à participer, même si je me suis énormément amuser à comprendre les accents et de temps en temps à essayer de parler moi même. Plein de rencontres en soit dont un autre Julien, stagiaire pour 4 mois à la mission économique, en 4e année de l’IEP Grenoble. Pendant, la soirée beaucoup de personnes présentes m’ont dit que çava m’être dur de tout faire, elles sont ici pour plusieurs mois, mais en tant qu’étudiant, non financé par un organisme d’accueil comme eux, il est dur de partir plus longtemps, surtout avec le stage IHEDN!

Nouvelle note, réfléchir à la possibilité de faire un an d’étude dans un pays anglophone après mon master pour pratiquer un anglais courant!

Enfin ces 3 semaines vont m’être utile aussi.

Ce matin papotage avec les colloc’ je suis rassuré mon anglais n’a pas l’air si pire que ça, et somme toute ma compréhension est bonne même si certains mots sautent parfois.

Publié dans: on 19 février , 2008 at 6:40 Laisser un commentaire

8e jour- changement d’atmosphère

Que ceux avec qui je parlais sur msn hier ne s’inquiète pas de mon brusque départ, longue coupure de courant qui risque de se répéter régulièrement!

Chose rageante, vu que j’ai enlevé la batterie du pc pour le brancher sur le secteur, j’ai perdu tout mon travail d’hier soir! dernière sauvegarde trop vieille!!

Pas d’article hier soir suite à un petit changement de lieux de vie.

Sinon la nouvelle du jour est le début des achats/souvenirs/présents, j’espère que ça plaira à tout le monde, j’attends encore des réponses pour certains choix

A partir de maintenant je suis logé dans la colloc’ de Magali, une expatriée française travaillant à l’ambassade (en tant que VI). Les deux autres collocataires sont anglaises mais je n’ai pas eu le temps de mémoriser leurs noms, elles sont rentrée ce matin des Banbardans.

Sinon, je passerai maintenant mes journées dans les locaux d’ACF où j’ai le net illimité et gratuit grâce à Samir, le responsable local d’ACF et copain de Magalie. Donc je ne me connecterai plus tard le soir, pour moi, juste une vérification des mails peut être, et le blog sera mis à jour entre 9 et 10h heures locales soit  4 à 5h du matin en France…

Ma nouvelle chambre est bien plus grande, tout le monde est sympa mais je suis tout timide encore ^^…

Bon je reprends mes recherches, j’ai un entretien cet aprem sur les inondations avec Handicap International…

Publié dans: on 18 février , 2008 at 4:18 Laisser un commentaire

7e jour à Dacca – pas grand chose aujourd’hui…

Je suis resté plus ou moins tout le temps dans ma chambre, à lire mes nouveaux bouquins principalement celui sur les inondations qui m’a apporté de nouveaux éléments de questionnement, à revoir certaines notes et à dessiner. Malgré tout je n’ai pas vu le temps passé.

Le samedi, contrairement au vendredi, il y a plus de magasins ouverts, seules les banques étaient fermées à mon grand ennui, je voulais changer une partie des travellers chèques pour régler les nuitées de cette première semaine. De même la poste était fermé alors que je suis tombé à court de timbres à 10 takas, j’irais demain…

Sinon sur le retour, je me suis arrêté voir un match de foot, entrée gratuite, speaker, ballon, joueurs… même si les installations et l’équipement des joueurs n’étaient pas fabuleux (pas de protège tibia, terrain très cabossé avec les marques pour le cricket, shorts et chaussettes disparates…) c’était un match assez animé et dans un très bon esprit, les fautes étaient volontaires et assumées et ça faisaient rire à la fois le fautif et la « victime ». Par contre, je crois qu’une fois qu’on a vu un match ici, on ne peut plus se plaindre de la qualité de l’ arbitrage français, non que l’ arbitre était mauvais mais calmé un joueur en le prenant par la tête et en lui tapant sur l’épaule, ça en ferait criser plus d’un lol Bref j’ai bien profité de l’instant et apprécié l’esprit que je souhaiterais voir plus souvent en France, je n’ai pas pris de photo, je pense que ça les aurait vexé genre : « il prend des photos pour se foutre de notre gueule en rentrant »

vala vala pas grand chose hein?

Publié dans: on 16 février , 2008 at 5:04 Laisser un commentaire

6e jour à Dacca – visite encore et surprise.

Avec Milan on part effectuer le programme qu’on avait décidé la veille plus deux trois petites choses pour le même prix, on part et sur le chemin j’ achète quelques pâtisseries locales très bonnes sauf une que j’ai moins aimé. J’ essairai d’en ramener.

On commence par la visite d’un temple hindou dédié à Shiva et à Kali, Le Dhakeshwari Mandir, avec un bassin, bien entretenu par rapport aux bâtiments autour toutefois forte musique. La chance du jour est d’être tombé sur une fête à ce moment là. En effet, ce fut la célébrations des 6 mois, qui consiste pour un enfant hindou de passer du lait maternel à de la nourriture autre, ce qui se fait au cours d’une grande cérémonie avec des instrumentistes, très joyeuse.

Ensuite on pars au Lalbagh Fort, forteresse symbole de la domination mongole sur la région au début de 16e siècle jusqu’à la conquête britannique. EN son centre, une tombe appartenant à la fille d’un empereur mongol. Le lieu est grand, ressemble plus à un parc qu’à une place forte aujourd’hui où les jeunes viennent s’y retrouver. On peut aussi y visiter un musée présentant les pièces archéologiques trouvées dans le fort. Je croise un groupe de 4 japonais et Milan qui parle couramment leur langue fait une double visite. Je parle un peu avec les 2 japonaises qui sont surprises et heureuses (?) de voir un occidental aux dires de Milan.

On va ensuite à la vieille ville pour trouver un « restaurant » qui fait du boeuf avec du riz pilaf. En chemin, nous parlons du tourisme au Bangladesh, Milan souhaiterai que plus de touristes viennent, je lui dit que c’est possible, effectivement il y a énormément de chose à voir à travers tout le pays (je le pense sincèrement) mais qu’il y a un gros problème de communication de la part du gouvernement du Bangladesh ce qu’il approuve, je lui donne quelques noms de compagnies de voyages qu’il peut consulter pour organiser des voyages touristiques. Le restaurant qu’il voulait me faire goûter étant fermé, on se rabat sur un autre plus bas, qu’une commission de contrôle aurait fait fermer, mais qui est bien bon. Je verrais si je tombe malade ou pas lol.

Après mangé, direction l’université de Dhaka pour le festival du livre. C’est impressionnant la passion qu’ont les bangladeshis pour les livres, c’était noir de monde et je crois avoir été le seul occidental à y être tellement j’ai été dévisagé, certains regards étaient flatteurs, d’autres franchement curieux, on est venu m’aborder pour me demander ce que je faisait ici, on m’a souhaité un bon voyage etc…Les jeunes parlent anglais quasiment sans accents et d’après Milan commence à oublier la langue mère au dam des personnes plus âgées. J’ai en tout cas enfin pu prendre des photos de bangladeshie sans rencontrer de refus vu que je les prenais discrètement. Grande joie pour ma part dans ce festival : j’ai trouvé trois livres touchant mon mémoire pour 7€50 (1 sur les cyclones, 1 sur les inondations 1 sur la coopération gouvernement ONG) écris par des bangladeshis, récents excepté celui sur le cyclone de 91. ENFIN de la lecture scientifique en livre.

Après le festival on prend la direction de l’ Assemblée Nationale qu’on ne peut pas visiter, mais j’ai pris une photo de l’extérieur pour Banban. Puis de l’autre coté de la route, on se rend sur la tombe d’un des pères du Bangladesh, Zia. On parle cette fois ci avec Milan des différences culturelles entre nos deux pays concernant les relations avec les femmes. Ce qui confirme dans mon idée, dangereux d’essayer :d par les frères pères époux mais par la belle en elle même aussi : une fois agrippée, impossible de s’en débarrasser lol ce sont les propres mots de Milan (du vécu??^^) Il préfère son système culturel au notre car il trouve que le notre engendre trop de tromperie (to cheat) du fait de plusieurs partenaires dans notre vie alors que le sien permet d’être sur de trouver LA personne. Je lui donne quelques conseils de dragues la plupart copyrighté gars Laborde et il trouve ça trop fort et efficace ^^ Il est marié pourtant.

Au Bangladesh, quand tu rencontres quelqu’un même un inconnu les questions indiscrètes arrivent super vite exemples: Hi, How are you? fine and you? fine too, what’s your name? Julien, yours? Machin glad to meet you [et là, après ma réponse, ça dépend]

Note: ce sont que des mecs!

cas 1 : What’s your religion? surtout ne pas répondre une connerie genre « jedi », très tentant ;)

cas 2 : Are you married? Have a girlfriend, single?…Pour celle là j’ai une petite amie, on va se marier etc… Ne pas se retrouver dans un plan ghetto aux abords de la Saint Valentin!

cas 3, le dramatique : I like you so much (gars de l’hôtel qui en plus la nuit de la Saint Valentin m’a écris joyeuse saint valentin (suvo valobasa dibos), je t’aime (ami tomake valobashi), je t’embrasse (ami tomake chuma dibo), tu es beau (ou belle??? you are beautiful/ Tumi khub sundari) à ma demande pour mes mails et j’ai la méchante impression qu’il les a écris pour moi, message subliminique inside, l’horreur s’il continue il va y avoir un meurtre)

ou le très surprenant (arrivé aujourd’hui après que j’ai dis que j’ attendais quequ’un) C’est pas moi par hasard que tu attendais? Nooooooooooo!!!!!

l’ amitié à l’ occidental entre gars dans ce pays n’existe pas je crois! référence à quelqu’un disant que l’ amitié homme/femme n’existe pas.

Conclusion de la journée

Fatigué mais heureux d’avoir trouvé trois livres sur mon sujet qui vont m’aider à supporter 12h d’ attente à Abu Dhabi!

Publié dans: on 15 février , 2008 at 4:51 Commentaires (1)

5e jour à Dacca-petite fatigue passagère

Désolé de n’ avoir pas posté d’ article hier, je me suis connecté tôt avant d’ avoir préparé la mise à jour du blog et j’ai été pas mal crevé pour aller directement au lit.

Les raisons de la fatigue sont assez simples. Un anglais originaire du Bangladesh est venu avec une partie de sa famille et a fait le dawa toute la nuit donc je n’ai pas des masses dormis.

Ensuite, l’entretien avec l’ ambassade qui a duré plus d’une heure trente et qui a été riche en information : 6 pages de notes! mais qui fut épuisant. Information de toutes sortes qui me permettent d’avoir une vision différente de ce que me décris Milan avec qui je discute beaucoup et fais mes visites.

Bref après midi à dormir / me reposer, contact avec Milan pour planifier l journée de demain et dire ce que je veux ramener en souvenirs (permet de payer moins cher que dans les rares boutiques de touristes et de même qualité) suivi d’une petite connection pour vérifier mes mails et d’un retour au lit rapide.

Petit énervement quand même, depuis quelques repas les gars de l’hôtel ont l’air d’ oublier de m’ amener à manger, j’en ai eu marre, obtenu la gratuité du dernier repas car impossible à finir vous avez déjà mangé une plâtrée de riz froid vous?

Conclusion de la journée

Repas gratuit si trop froid ou arrive trop tard

Entretien avec l’ ambassade très intéressant et très riche

Mail d’ACF me proposant de venir travailler dans leur locaux où je disposerai d’une connection à Internet ce que j’ ai bien entendu accepté.

Mail de Magali de l’ ambassade me disant d’ accepter le mail précédent et me signalant que je pouvais venir habiter chez elle et ses colocataires si besoin est, ce que j’ accepterai aussi après avoir fini la réservation (Milan est ok car ce que je lui rapporte vraiment c’est quand on fait du tourisme et des achats), compte tenu d’un gars de l’ hôtel qui me poursuit de ses assiduités.

Publié dans: on at 4:50 Laisser un commentaire

4e jour à Dacca, l’audace paye.

Crevé par la journée d’ hier je ne me lève qu’à 10h. Je souhaite me libérer la journée pour faire le point, noter les contacts et rédiger un peu et contrôler sije n’ai pas eu de réponse aux mails que j’ai envoyés.Pas de réponse dans la matinée.

Avec Milan, on va à la poste. je retiens le lieu pour y retourner seul éventuellement à pied.L’ après midi, plus de net à l’hôtel… Je prends la décision de me rendre à l’ ambassade pour avoir le rendez vous, j’en profiterai pour voir Handicap International et Action Contre la Faim.

Je demande à l’hôtel de m’ appeler un baby taxi, on arrange un prix classique pour ce déplacement et je pars.Arrivée à l’ ambassade, ??? (anonyme) accepte de me voir pour arranger un entretien, je parle un peu de mon sujet et on est d’accord que je dois collecter des informations sur les inondations, plus importantes que les cyclones en tout termes, pour un autre mémoire, l’année prochaine. Le rendez vous est fixé à demain 10H.

Ensuite, direction Handicap International qui est situé à 3 rues à peine de l’ ambassade. J’ y vais à pied bien que de nombreux rickshaws se proposent pour m’ y amener. Là bas je rencontre Aurélie Meaude, coordinatrice administratif d’ Handicap International, qui est toujours en poste au QG de Dacca. On parle de mon sujet, très intéressée (demande une copie de mon mémoire quand il sera fini) elle me fourni de nombreux contacts pour aller sur le terrain, rencontrer leur personnel… Je rencontrerai également dimanche (équivalent à lundi ici) M. Leemon, responsable technique pour tout ce qui touche les inondations. En outre, on parle de HI au Bangladesh d’un point de vue Général et financier. Il y a deux programmes contre les inondations (soutien et réhabilitation) (celui sur les inondations de l’été dernier fini à la fin du mois) qui sont à Sirajganj et Rajbari (ce dernier à confirmer) le premier est soutenu par le programme européen ECHO le second par le gouvernement français, la chaîne du bonheur suisse et d’autres organismes donateurs. Le programme pour le cyclone est particulier : n’ayant plus de fonds, car consacrés au inondations, HI a fait appel à une équipe au siège de l’entreprise en France. Aussi à titre de comparaison, le programme pour le cyclone a bénéficier de 500 000 euros (sur 1millions promis) alors que les programmes sur les inondations 100 000 seulement alors que les inondations ont provoqués plus de morts, plus de dégâts et plus de mouvements de population, mais beaucoup moins médiatisé. L’équipe d’ expatriés français est à Mathbaria, dans le district de Pirojpur.Direction maintenant Action contre la Faim qui est tout près. Je suis reçu par Samir Maleh, représentant pour le Bangladesh qui avait répondu un peu plus tôt à mon mail mais que je n’ai pas lu du fait de la panne à mon hôtel. Malgré le peu de temps qu’il avait à sa disposition il m’accorde un entretien, la personne étant anglophone il se déroule en anglais. Il durera entre 30 et 4O minutes. J’ admet ne pas l’ avoir bien préparé car je venais juste pour convenir d’un entretien. Toutefois, je pense avoir récupéré de nombreuses informations que je transmettrais sur le blog soit demain matin ou au plus tard à mon retour. Il est tapé et stocké dans le laptop. Là encore, il m’ indique qu’il va contacter son équipe à Barguna, district de Barguna, pour que je puisse les rencontrer. Il vérifiera également quand part le prochain ravitaillement pour voir si je peux partir avec ce dernier. Je dois juste lui donner mes dates, je préfère contacter l’équipe d’ HI avant pour éviter qu’il y ait une superposition des dates ou un grand écart : les deux villes étant proches, je pourrais les visiter toutes les deux à la suite et éventuellement faire un détour dans les Sundarbans. fin de l’ entretien vers 6h30. M. Maleh aussi souhaite avoir le mémoire ensuite.

je cherche ensuite un moyen de rentrer, il fait nuit depuis au moins 30 minutes, j’ essaye de faire comprendre à plusieurs rickshaw où je veux aller mais il veulent profiter du fait que je sois étranger pour s’arrondir les poches (genre se faire 100% de plus sur une course, ok ce n’est qu’un euro mais… La plupart toutefois ne veulent pas me ramener à Uttara cependant je pense que c’est aussi un problème d’ analphabétisme : la plupart on à peine regardé le papier écrit en bangla et on dit non. Finalement, je demande de l’aide à l’ ambassade d’ Allemagne, j’ étais à côté, les gardes, bangladeshis, n’ arrivent pas à expliquer ce que je veux. Finalement, je demande à des bangladeshis dans la rue qui m’ aide à trouver un taxi au lieu d’un CNG (qui ne veut pas me prendre). le taxi est tous aussi bien en terme de prix, à peine plus sécurisant : une carrosserie mais pas de ceinture et va plus vite. Le chauffeur chante une chanson traditionnelle, il arrive vite à l’hôtel pour le remercier je paye la course auquel je rajoute un pourboire d’un dollar (1/3 de la course à peu près)donc aujourd’hui-Entretien avec l’ ambassade obtenu

-Contact avec Handicap International, qui m’a ouvert plusieurs portes pour la suite du séjour.

-entretien avec ACF et possibilité de les voir en actions sur place.

A essayer de faire pour demain : rencontrer dans l’ après midi les deux contacts de Milan : Un professeur de l’Université de Dacca et un membre du Food and Disaster Ministry.Voir ce que je peux faire vendredi, samedi

Ce soir c’est le First Full Moon Day, qui célèbre le premier jour du printemps. J’ essaierais de m’ y rendre et de prendre des photos.Conclusion : l’ audace paie et comme dans ce pays où sans téléphone portable les communications ne sont pas sures, on gagne du temps et on est plus efficace.

Publié dans: on 13 février , 2008 at 3:58 Laisser un commentaire

Troisième jour à Dacca – je commence a vraiment aimer ce pays.

Pourtant ce n’était pas gagné aujourd’hui…Laissez moi vous raconter.

Hier soir je suis sorti comme vous le savez et bien 5 minutes après mon arrivée, l’ un des employés de l’ hôtel m’ appelle et m’ annonce qu’il trouve que j’ ai une voix « so sweet », que je suis « nice » et qu’il « likes me » que ça le gène pas que je sois catholique et lui musulman dit il sans trop savoir. Grosse hallucination sur le coup et je lui explique tant bien que mal que j’ ai une copine (même si ce n’ est pas le cas), que je ne mange pas de ce pain là…bref limite le flip. J’ envois un mail sur la boite perso de mon ambassade pour avoir son impression et elle m’ indique le lendemain matin que c’est plus ou moins normal, c’ est pour être le proche d’ un occidental pour ne plus le lâcher et lui demander plein de trucs. Et qu’il faut être froid, distant…Ce ne sont pas nos amis mais des employés!

Dans le même ordre d’idée ce mardi matin, un des employés avec qui j’ avais parlé la veille et qui se dit « mon ami », m’a pas mal posé de question sur la vie en France, qu’il voulait pour lui ou son petit frère un visa pour y faire leurs études (en géographie a Paris 8 par hasard), alors qu’ils ne parlent pas la langue de Molière, il n’a pas franchement compris que pour nous déjà étudiant, surtout ceux qui sont seuls c’est super dur de pouvoir tenir les deux bouts, il m’a passé toutes ses adresses pour que je puisse le recontacter quand je serai en france, alors que je lui ai juste dit de voir avec l’ ambassade. Et il m’a demandé mes coordonnées…j’ avais pas lu la réponse de Magali de l’ ambassade mais n’ ayant pas envie de les lui donner, situation à problème, je n’ ai pas donné mon portable, « you understand, it’s reallly expensive », et j’ ai inventée une adresse mail inexistante et pareil pour l’ adresse postale, un mix de l’ adresse de Maryse à Paris et du Mans facile à retenir…Bref, ils sont gentils mais uniquement pour obtenir quelques choses auprès d’un « riche » étranger.

Moralité : si je veux visiter un endroit, me déplacer à Dacca, je contacte Milan le gérant ( il ressemble beaucoup à Ted de How Imet Your Mother) et je négocie avec lui, c’est bizarre à dire mais içi les relations qui reposent sur de l’argent sont saines : je demande un service, il me l’ octroie en échange de pièces sonnantes et trébuchantes!

Mais vers 11h, midi va commencer le vrai bonheur.

Après que j’ai lu un mail de l’ ambassade me disant que acceptait de me recevoir, le seul problème était de savoir comment le contacter. Il me semble plus simple d’envoyer un mail à l’ ambassade (je n’ai pas celui de cette personne) disant que je passerai pour prendre un rendez vous plus tard dans la semaine. C’est une dizaine de minute après que Milan arrive.

Il me demande ce que je souhaite faire aujourd’hui. Je lui explique que mes priorités sont dans l’ordre trouver des cartes postales, assez dur dans ce pays pas spécialement touristique, des timbres et des enveloppes à la Poste, les postes offices sont également super dur à localiser quand on est pas dans les quartiers « aisés et riches » comme Gulshan, le quartier des ambassades, je suis à Utarra plus « Mid-Class ». Note à ce propos, les mendiants sont plus présents dans le quartier des ambassades qu’ ailleurs, j’en n’ai vu aucun quand je suis allé dans un quartier très pauvre hier et on m’a juste regardé avec curiosité et encore pas tant que ça.

Mes autres priorités sont d’aller à l’ ambassade et de faire enfin le touriste!

On commence par les cartes postales, j’indique à Milan qui va faire le guide et qui va ainsi m’ apprendre plein de choses que je veux aller au Folk International où on trouve de tout à un prix modique par rapport à la France et qui a l’ avantage d’être proche de l’ ambassade de France. Avec Milan, nous partons en rickshaw puis GNC et j’ arrive sur place. J’ y trouve enfin les cartes de tout plein de sortes et qui sont, je trouve, belles et différentes des classiques cartes touristiques.

Ensuite détour à l’ ambassade où je demande un rendez vous, cependant la personne étant absente pour le déjeuner ainsi que sa secrétaire, la secrétaire de l’ ambassade m’ explique que je dois revenir, ce que je ne peux pas faire, je visite Dacca aujourd’hui, ou qu’ils me contacteront soit par mail, soit sur le portable du gérant de l’ hôtel (service non payant).

On repart à la recherche d’un poste office, nous le trouvons, mais Milan me traduit que le postier veut peser les lettres pour déterminer le tarif, or n’ayant rien écrit il ne veut pas le faire…Tant pis, Milan me montrera un bureau de poste plus près de l’ hôtel demain quand tout sera pret.

Je prend mes premières photos de Dacca, la poste, la boite au lettre et surtout les magnifiques lignes electriques!!! Comment dire… je m’ étonne pas ou plus qu’il y a de graves pertes d’ électricité à Dacca! Une coupure de courant au moins chaque soir dans mon hôtel, visible par le reboot du PC et qui sont fréquent dans d’autres secteurs de la ville. Une trentaines de cables (TV, Téléphone…) Mélangés, noués plus ou moins de poteaux électrique ou entre ceux ci, des câbles qui pendent au milieu de la rue à hauteur des yeux ce qui m’ oblige à faire des écart vu que je suis bien plus grand que les bangladeshis.

Ensuite départ pour le National Museum, très très intéressant, riches de trois cultures différentes (Bouddhiste, Hindou, Musulmane) aux pièces superbes en bois ou en pierre noire, j’ai vu un immense lit à baldaquin, des statues de Bouddha, Vishnu (Visnu ici), les portraits des grands hommes du pays, de magnifiques tableaux (j’ai moins aimé les abstraits qui le sont trop pour moi) dynamiques, fluides, vivants…Pour les rôlistes et fan de médiéval, il y avait aussi une riche collection d’ armes de différentes époques, la hache à deux mains et double tranchant ainsi que le cimeterre à lame dentelée de chaque coté auraient beaucoup plut…C’est franchement dommage que l’exposition au Musée Guimet à Paris ait été annulé, ça aurait intéressé beaucoup de monde, moi je l’ai vu maintenant ^^…Vous attendez peut être des photos maintenant? c’est le point négatif : on ne peut pas en prendre dans le musée et ils n’ont pas de catalogues des pièces exposées… Par contre l’idée du catalogue plaît à Milan (gérant/guide touristique/responsable d’une agence de voyage)

On repart. Cette fois ci, à pied, en direction de l’université de Dacca qui accueille 50 000 étudiants. Très différente des nôtres, les bâtiments ont plus besoin d’être rénovés que ceux de France, seul le British Council, qui permet aux étudiants de valider leur études pour avoir équivalence et bourse pour le Royaume Uni est moins vétuste, dans une architecture très coloniale. Je teste avant la nourriture universitaire locale, très bons, de la friture pour faire des sortes de beignets (de trois types). Le professeur que Milan souhaite me faire voir risquant de ne plus être là on décide de revenir un autre jour (il est 17H30). Au passage, je tiens à signaler que dans les parties du centre de la capitale, on croise plus de femmes pour la plupart en tenue traditionnelle (Hindou et Bangladeshi) que je trouve très seyante! Je suis au goût des étudiantes mais j’ hésite, dans ce pays, à les prendre en photo.

Ensuite, on prend la direction du vieux Dacca, les rues sont de plus en plus étroites et les rickshaws ont de plus en plus de mal à avancer, la foule est dense et on est assailli d’ odeurs et de sons que je commence à apprécier (excépté les odeurs d’ urines de détritus : les canalisations servent de toilettes, et les poubelles de nourriture à chèvres. La vieille ville me fait penser au souk de Marrakech exceptée qu’elle n’est pas couverte. Chaque zone à sa spécialité : travail de l’ acier, tissage, garage, réparation de vélo…Le tout dans des petits ateliers d’ à peine 5m². Tout les activités sont d’ordre pratique rien n’est touristique. Les bâtiments ont vraiment besoin de faire peau neuve, seuls les mosquée (j’ai pu en visiter une) et les écoles sont moins touchés par la décrépitude. On arrive au fleuve où je découvre LE moyen de locomotion fluvial entre les villes du Bangladesh. L’eau est un problème important dans la vieille ville, plusieurs fois on a croisé des bassins verdâtres où pullulait moustiques et détritus.

En allant vers l’étape finale, un restaurant célèbre du Bangladesh, référencé dans le Lonely Planet, on passe devant le Pink Palace, splendide architecture et couleur rose qu’on trouve souvent dans la vieille ville. Mais surtout on passe après dans des rues où on lieu un festival Hindou en l’honneur d’une divinité, musique, magasins de musique traditionnelle où on pouvait regarder les artisans à l’ oeuvre, temples Hindous…Magnifique!

On va enfin au fameux restaurant, Al-Razzaque, qui fait aussi hôtel. Nous mangeons dans des sortes de fajitas du mouton (grassouillet il devait être dans une sauce biens grasse elle aussi et du riz avec du poisson au curry. Délicieux! Il me propose ensuite une boisson à base de lait,de citron et d’un autre ingrédient que je n’ai pas compris…c’était hm particulier, pas mauvais mais d’un goût étrange je n’ai pas fini demi-verre. Par contre, le dessert traditionnel bangladeshi…un R E G A L! je ne l’ai pas pris avec la glace pilée mais il faut absolument que je trouve la recette pour vous faire goûter.

Nous rentrons enfin après de longues heures dans les transports en bus, inconfortable, bas de plafond surtout quand un ventilateur y a été fixé mais très abordable pour la population locale.

Les trois points que je rajouterai d’un point de vu scientifiques à cette journée sont les suivants.

Malgré qu’on dise que le Bangladesh est un pays musulman, à 87%, les bangladeshis se définissent en tant que bangladeshis et non comme musulmans. La cohabitation entre les différentes religions est très bonne, en tout cas à Dacca, les femmes se promènent avec des vêtements d’origine différentes, dans la rue pendant le festival, les Musulmans n’évitaient pas la rue, mais surtout dans le musée véritable pont entre les différentes parties de l’histoire du Bangladesh, dominé tour à tour par les bouddhistes, les Hindous et les Musulmans. La religion est également très modérée, je ne vois que rarement des burqa, les femmes préférant les vêtements traditionnels et colorés, leur cheveux libres ou artistiquement dévoilé par un châle.

Le second point est que l’ urbanisation de la capitale n’est pas contrôlée, que les services de transports sont très chaotiques, que les routes à trois voies sont des routes à 5 voir 6 voies, les bâtiments ne sont peu ou pas restaurés…Travailler sur l’ urbanisme à Dacca, capitale de 14,5 millions d’ habitants sera un véritable défi, qui nécessitera un autoritarisme important je suppose si l’on souhaite avoir une ville qui ne part pas dans tout les sens, mais est ce que le gouvernement peut le faire seul??

Enfin, au niveau relation international, le musée est un hymne au patriotisme bangladeshi : l’Inde et le Pakistan sont vu comme des ennemis ou en tout cas pas comme un ami vision partagée par la plupart des bangladeshis, le bangladesh se souvient des heurts de la scission entre le Pakistan et l’ Inde et la guerre d’ indépendance contre le Pakistan. Sinon, les bangladeshis suivent attentivement les élections américaines et espère plus que le président soit McCain plutôt qu’Obama (Clinton n’est pas très bien vu « elle est comme son mari ») car le candidat républicain a adopté une fille originaire du Bangladesh, et les habitants espèrent que ce sera en plus en leur faveur sur la scène internationale.

Cette journée fut très complète, longue, mais je l’ai adorée avec son lot de découverte…

PS: enfin découvert un hotel avec le wifi (et gratuit, la nuit est a 100 dollars même si on peut descendre en dessous grâce à Milan qui a un accord avec son agence de voyage) mais pas eu trop le temps de surfer car Milan n’y est pas resté très longtemps, cependant en voyant ce que ça me permettait sur mon laptop, il avait l’ai très intéressé par le principe du wifi, en équipera t il son hôtel un jour prochain?

Publié dans: on 12 février , 2008 at 6:35 Laisser un commentaire

deuxieme jour a Dacca

Deuxième jour à Dacca

super bien dormi : quasi comme un loir, le seul élément marquant de la nuit fut des coups de sifflets à deux heures du mat’.

on me réveille a 9h comme je l’ avais demandé et je vais ensuite tester la chose qui m’ avait fait peur hier : la douche. Elle consiste en un robinet,un seau et un pichet ^^ et bien ce n’est pas « si pire » que ça bien qu’un peu lent pour enlever le savon, l’eau froide est plus qu’ agréable : bienvenue!! Bien sur pour me brosser les dents, mettre les lentilles…j’ utilise de l’eau en bouteille, celle fournit par l’ hôtel, ouverte devant moi à 25 thaka (0,25 euro, je la paye juste 5 thaka de plus ce qui est annoncé sur la bouteille.

je prends ensuite mon petit déjeuner qui est purement britannique (oeuf, toast…) j’ essaye demain le petit déjeuner bangladeshi. Après manger, je vais faire un petit tour sur Internet pour vérifier les réponses à mes mails, il y a juste Magali, l’ attachée culturelle, qui m’ a répondu et qui a demandé à son supérieur s’ il pouvait me recevoir et qui m’a fourni le mail du secrétaire de l’ ambassadeur. Le mail que j’avais pour Handicap International n’ était pas bonne, j’ai donc renvoyé un autre mail là bas mais à la seconde adresse que j’avais.

Retour dans ma chambre où je fais mes comptes, pour une première journée j’ai dépensé 14€ (avec le petit déjeuner compris) dont 5 euros de nourriture, la dépense en transport a été vu à la hausse par le gérant : petite arnaque sur le GNC (2 fois 20 thaka en trop)et sur le rickshaw où il s’est fait plus plaisir ( 70 au lieu de 20) bon ce n’est pas très important mais sur le long terme…enfin maintenant je vois ce que je dois dépenser : selon la distance, en précisant qu’il n’y a pas besoin d’aller vite (phrase a demander en Bangla ) je négocie avant le prix du trajet, avec le prix que je veux payer (qui est plus haut pour un touriste normal ^^) , le prix de base de la négociation et zouuu, en GNC j’ arrondirai a la 20n supérieur le prix indiqué sur l’écran.

Après midi, je suis sensé faire un tour seul a l’extérieur. Je prévois de partir a 14h30 le temps de digérer sur le lit : le riz c’est bon, ça cale et il y a moins de risque. Toutefois, je ne me réveille à qu’ 16h30, je crois que j’ étais encore jet laggé :) je demande ou je peux trouver un bureau de poste, pour les cartes et les timbres, proche de l’ hôtel a la direction mais ils ne savent pas trop, tant pis je vais à l’ aventure.

Alors là disons le tout de suite, je n’ai pas vraiment prit la direction touristique. En partant vers l’ Ouest, je suis arrivé dans les faubourgs/bidonvilles du quartier de Dacca où je réside et qui se nomme Uttara Model Town. Si un géographe, géopoliticien s’intéresse au sujet je pense qu’on peut faire un très bon mémoire sur l’ urbanisme à Dacca. C’est sans doute l’une des villes les plus peuplés au monde, avec une urbanisation très, trop, rapide et qui n’est pas contrôlée. Les immeubles sont construits sans plan d’ensemble, au milieu de détritus (dépotoir dans lequel j’ai vu les premiers animaux domestiques du coin principalement des chiens, d’ immeubles déjà bâtis, de maisons en tôle et bois et de plus en plus proche d’un lac dans lequel je ne mettrais jamais les pieds de ma vie. Malgré la misère ambiante, l’activité règne dans ce secteur : plusieurs petits établis où on trouve de la nourriture, des magasins en bâtiments : papier peint, tuyauterie, pierres…réparateurs de vélo/rickshaw (fort nombreux ici), on sent une logique économique dans le secteur : les ouvriers viennent en rickshaw, se nourrissent sur place et doivent acheter des matériaux sur place aussi…à un restaurant, The Lake Shore, je demande enfin ou se trouve le bureau de poste, je comprends juste que je dois retourner sur mes pas. Comme j’ai pu le dire précédemment, les bengladeshis ne parlent pas vraiment couramment anglais. En effet, seuls ceux exerçant des activités économique semble le parler et encore, avec beaucoup de faute de grammaire et parfois de vocabulaire. Selon l’ accent plus ou moins prononcé j’ arrive a comprendre mais des fois je fais la méthode suivante selon la compréhension : faire « yeah » « hmm » si ça n’a pas l’ air trop risqué et qui a été moyennement compréhensible, « no » ou « i don’t understand » « can you repeat please? » si j’ai vraiment rien compris.

Je retourne sur mes pas en espérant trouver le bureau de poste…mais je ne trouve rien mais à la place je vois trois employés de l’ hotel, Gawar (prononcer Gafar), Jabar et un autre dont je n’ai pas le nom, en train de coller des affiches pour recruter du personnel.

Ils me disent de venir et après une petite discussion ils décident de m’ accompagner pendant leur pérégrinations, ici je suis Julian au fait. Donc pendant, le collage des affiches on parle beaucoup, ils m’ indiquent surtout que là où j’ étais c’est trop dangereux, pas pour les « newcomers », nouveaux venus, pas très touristiques surtout, même s’ ils ont du comprendre la raison géographique de ce détour. Ils m’ indiquent que les prochaines fois, ils ne me laisserons pas seul pour visiter, d’un point de vu personnel ça m’évitera de me faire arnaquer et à la fin du séjour, je leur donnerai des sous en fonction de ce qu’il me restera pour les remercier des visites et de leur gentillesse. Je ne sais toutefois pas si elle est du au fait que je sois un étudiant à la fois venu pour mes études et pour visiter ou s’il ferait pareil avec un autre touriste. Cependant, je garde les mises en garde de l’ ambassade.

Sur le chemin, j’ apprend quelques mots de bangla, ainsi bonjour se dite « Aisa (balo) », Comment allez vous? « Kmon aso » et je vais bien «  Ami balo asi » la leçon continuera demain matin, car après m’avoir proposé de connaître « je vous aime » qui est un peu longue à écrire, répéter et transcrire dans un autre alphabet que le sankri (je vérifierai l’orthographe en rentrant). Ils m’ offrent aussi une noix de coco verte auprès d’un étal, le jus est doux et la chair pas mauvaise, je ne pense pas que ce soit risqué pour un occidental d’en manger… Note sur les passants : majorité masculine, je dirais 90 a 95%. les femmes sont rarement voilées ou d’une façon très élégante avec beaucoup de cheveux en dehors du voile, j’ ai croisé moins de burqa que quand je vais travailler pour la BU de médecine. Anecdote, une bangladeshi fort mignonne m’ fait un joli sourire timide, j’ y ai répondu instinctivement en souriant encore plus (le français dans sa splendeur :d) avant de me rendre compte que c’ est peut être pas le bon pays pour, mais mes guides/bodyguards/employés de l’ hôtel ont explosé de rire en me disant que je lui plaisais que je n’ aurais aucun problème pour plus… Je tiens à signaler que quand une dizaine de minutes avant ils m’ ont demandé si j’ étais marié ou si j’ avais une petite amie, je leur ai dit que j’avais une copine alors que ce n’est pas le cas, par mesure de sécurité : hors de question que je me retrouve marié ou autre sans m’ en rendre compte! On a aussi un peu parlé du Valentine ’s day qui semble populaire ici…

Sur un défaut de compréhension mutuel, bien que je me rendais compte qu’il y avait un hic, ils m’ emmènent au FedEx et m’ indiquent le DHL, seul problème je veux de vraies cartes postales, avec timbre et tampon, à la limite j’ai de quoi faire des enveloppe si je trouve du scotch ou de la colle. Bref échec sur ce point. mais demain le gérant devrait m’ apporter les cartes qu’il a dont deux que je trouve sympa. Toutefois, par curiosité, je demande les tarifs pour un envois vers la France au FedEx : 2000 thaka si j’ai bien entendu (20 euros)au minimum, on oubli sachant que je veux surtout le timbre et le tampon de la poste, même s’ils m’ assurent qu’ elle est lente, peu organisée et qu’ elle semble perdre du courrier…

Nous sommes rentré après, J’ aurai besoin de remettre de l’ anti moustique et surement de prendre une douche : il y a énormément de poussière et de terre rouge dans la capitale malgré l’ humidité du pays, bien qu’ aujourd’hui je ne l’ ai pas ressenti. Seulement tôt le matin?

2 petites notes :

j’ hésite à visiter avec l’ hôtel les lieux touristiques de la capitale malgré une certaine envie : aurais je suffisamment jusqu’à la fin du séjour ? Normalement en prenant une journée comme celle d’ hier en tant aue journee type, il me resterait entre 80 et 90 euros. Si j’ arrive à trouver des expatriés pour m’ héberger au moins une semaine si je vais sur la côte je pense que je n’ hésiterais pas, à voir en fonction des réponses. En effet je veux garder suffisamment en réserve pour ramener plein de souvenirs en profitant un peu de la différence de niveaux de vie et aussi donner un bon pourboire au personnel de l’ hôtel pour les remercier…

Sinon, si vous voulez savoir quand je post un article lis les mails c’est assez simple : je me connecte deux fois dans la journée. Je me connecte sur Internet vers 23h minuit soit 18h 19h en France, je lis les mails, prends des notes, met à jour le blog et s’il reste du temps je lance msn (Je reste qu’une heure (1$) et vu que c’est du 56k le net ici, je ne lance pas msn en même temps pour éviter que ça rame). Le lendemain matin, vers 9h 10h, je me reco pour voir si j’ai eu de nouveaux mails, envois ceux que j’ai préparé en fonction des réponses de la veille et je vérifie s’il n’y a pas un fou encore connecté à votre heure tardive (4h du matin plus ou mois…)

bisous à tous

Publié dans: on 11 février , 2008 at 5:17 Laisser un commentaire

premier jour à Dhaka ou Dacca c’est selon la langue.

article ecris en plusieur fois dans la journee

Arrivée a 8h heure locale sous une espèce de moiteur désagréable et malodorante (je ne me plaindrais plus de la chambre de mon frère) environnement propice à une légion de moustiques.

La queue pour passer la douane fut particulièrement longue et énervante pour Michalis et moi, on a failli par ailleurs ne pas retrouver nos bagages tellement ce fut kitsh cet aéroport.

Je rencontre ensuite Milan, le gérant de l’ hôtel où je vais résider pendant la première semaine au moins, très sympathique la communication passe bien en anglais. il m’ amène dans la voiture de l’ hôtel, une espèce de van déglingué et sans ceintures, à parler avec le gérant j’ai pas trop fait gaffe à l’environnement qui m’ entourait. De plus, circuler en voiture à Dhaka est un véritable sport et plus d’une fois on a manqué écrasé, rentré dans quelque chose…

l’ hotel est tranquille j’ai l’impression d’être le seul client, par contre pas de wifi donc je ne peux pas utiliser tranquillement mon pc, mais je peux faire la préparation des textes et les envoyer ensuite via mon disque dur. Dans la chambre je me suis rendu compte du choc culturel et des différences entre le Bangladesh et la France (oui je suis long à la détente parfois)…et je dois avouer que ça m’a effrayé pas mal et même filé un énorme coup de blues: « mais qu’est ce que je fais la dedans!! » surtout que la douche est assez particulière en elle même et qu’ accessoirement j’ai oublié mon gel douche comme le ti boulet que je suis ^^ enfin vitre sans double vitrage, avions qui passent brutalement + + etc bref tite déprime mais qui fut sans doute fortement accentuée par le décalage horaire.

heureusement, que j’ai pu manger pour la première la nourriture locale : super épicé mais très bon! bon je n’ai pu mangé que la moitié des plats vu la quantité (de quoi nourrir 3 personnes en volume de riz) mais malgré tout à refaire. Et puis j’ai pu discuter un peu avec le personnel de l’ hôtel qui a l’ air de m’ apprécier (sans doute l’effet France et Zidane ^^) qui m’a expliqué deux trois choses au niveau local, par exemple la langue communément parlée est le bengla et seules quelques personnes parlent anglais couramment.

Après déjeuner je me repose 5min histoire de souffler par rapport aux épices puis Milan vient me chercher pour qu’on puisse aller à l’ ambassade de France comme je lui avait demandé, il m’ accompagne histoire de me montrer comment ça marche, parler un peu de mon mémoire, de la vision occidentale du Bangladesh et aussi me dire qu’il y a ça ça ça et ça de bien à voir pendant que je suis là alala ces guides touristiques, je n’ai pas dis que je n’ accepterai pas mais cet aprem’ j’ étais bien à l’ Ouest pour avoir plus de détail.

On va à l’ ambassade en rickshaw, sorte de tricycle taxi qui permet d’aller à peu près ou tu veux dans un rayon proche pour une somme modique 40 thakas soit 0,4€, ensuite on prend un GNC, ne me demandez pas les initiales ça à un rapport avec le carburant mais je n’en sais pas plus, tricycle encore mais tractée par mobylette et non plus par la force du type, là encore c’est bon marché : 120 thakas soit 1€20 et on va plus loin et plus vite, attention sensation forte quand il y a de la circulation, quand yen a pas c’est pas mal aussi ;)

Arrivée à l’ ambassade où je dépose mes coordonnées en cas d’urgence, je parle un peu avec l’ attaché consulaire, Marie Monique Hamelberg, qui a pris les notes et quand je lui demande si je peux voir l’ attachée culturel elle appelle ladite attachée, Magalie Siaudeau.

Celle ci s’ excuse de ne pas avoir répondu à mon mail car elle était partie en vacance, toutefois elle le gardait sous le coude (j’ai eu de la chance, je l’ai vue le jour de sa reprise). Je parle de ce que je souhaite faire, de mon mémoire et je lui demande si elle peut me passer des contacts. j’ai ainsi récupéré le mail du responsable d’ Handicap International au Bangladesh, celui de du responsable de Friendship et de a mission d’ Actions Contre la Faim (ONG qui selon elle serait ravies d’aider un étudiant qui s’est déplacé seul sur place qui les changerais des journalistes et qui pourrait me trouver des expat’ pour m’ heberger sur place) et le sien au cas où j’ aurai un soucis. Elle m’a aussi proposé de m’ heberger si un de ses colloc’ s’absentait dans les semaines à venir. Je pose ensuite quelque questions sur le Bangladesh, ce qu’elle fait, ce qu’il faut faire pour se déplacer, quelques conseils, on parle un peu de l’ affaire de l’exposition du Bangladesh au musée Guimet, comment elle percevait les bangladeshis, la vie sur place, comment agir avec la population locale qui vous avez du vous rendre compte est très accueillante malgré la fermeture du pays (très contradictoire je détaillerai en rentrant je pense) toutefois il faut faire attention parfois ils peuvent t’ attendrir et toi te faire avoir, faut garder un certain recul. ce ne fut pas un entretien mais la discussion fut très intéressante, je lui demanderai sans doute si je peux avoir un entretien avec l’ ambassadeur et un second plus préparé avec elle.

Ensuite direction quelques magasins pour acheter cartes nationales et locales, une carte de la capitale, la moustiquaire (j’ai trop de mal avec le termes mosquitoes net) et faire un peu de change grâce à mon ami Milan. Sur la fin on discute un peu de la population et de la politique du pays (sujet aussi important que le cricket) ! fait qui m’a marqué bien que je m’ en été rendu compte en lisant des articles du Daily Star, la population est heureuse de l’état d’urgence décrété depuis début 2006 : l’ Etat est plus « autoritaire » mais permet au pays d’ avancer, de lutter efficacement contre la corruption et il est vrai que dans la rue il n’y a pas un marasme, de froideur ou de méfiance caractérisant l’ autoritarisme.

Conclusion, malgré un bon passage à vide/déprime du à plein de choses (décalage horaire, choc culturel, bruits, odeurs…) je pense que la journée finit plutôt bien avec pas mal d’ opportunités pour mon mémoire et surtout un constat ultime : la vie ne vaut rien ici et je suis passé dans deux magasins sympathiques! points négatifs : les moustiques, les mendiants (tu leur parles en français ils partent)

Juju le phénix qui va faire les mails pour rencontrer des gens ^^

truc bizarre et drôle, je comprends certains mots en bangla ou en tout cas devine leurs significations

a demain

Publié dans: on 10 février , 2008 at 5:08 Commentaires (2)